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La batellerie


Fleuve sauvage, la Loire possède un fond irrégulier : les rochers affleurent à la surface, les trous d'eau profonds succèdent aux bancs de sable, la force du courant varie selon les saisons. Une navigation adaptée à ce fleuve fut mise en place dès le Moyen-âge et évolue constamment au cours des siècles. Les embarcations qui naviguent sur la Loire sont de différents types : embarcations éphémères qui ne faisaient qu'une descente (les sapines), barques (les toues), bateaux faisant plusieurs voyages (chalands ou gabarres)... Ces derniers sont dotés d'un gouvernail qui leur sert de quille (la piautre) et d'une voile carrée qui rend possible l'utilisation du vent. Les bateaux se déplaçaient souvent par convois appelés trains de bateaux.

Navigation commerciale, transport de matériaux, pêche, navigation de loisir, transport de passagers : le trafic sur le fleuve est intense et rythme la vie économique des cités ligériennes. A la descente du fleuve, on transportait des pierres, du bois, du charbon, du blé, du vin... A la remontée, il s'agissait de poisson, de sel, d'ardoises, de produits en provenance des Antilles (comme le sucre et le rhum)...

Le règlement de 1703 définit un cadre pour la navigation en Loire. Une sorte de code est instauré, interdisant par exemple tout trafic nocturne. En ce qui concerne le croisement, le bateau "montant" (d'aval en amont) devait céder le passage au bateau "avalant" (d'amont en aval). La navigation se fait en effet dans les deux sens du fleuve, ce qui implique la remontée de la Loire. Celle-ci ne pouvant se servir du courant doit utiliser d'autres méthodes : les mariniers pouvaient en premier lieu se servir du vent d'ouest dominant : le Galarne. La force du vent, bien qu'indispensable était toutefois insuffisante. Pour y pallier, on utilisait le halage. Les embarcations étaient ainsi tractées de la berge sur des chemins de halage ou "hausserées" par des hommes ou des animaux. Le franchissement des ponts n'était pas chose aisée : les mariniers devaient abattre le mât et faisaient souvent appel à des haleurs, "les hommes du bout du pont".

Le marinier portait un grand chapeau à larges bords, des sabots, une veste courte, un pantalon large, un foulard et des boucles d'oreilles. Les jours de fête, il portait des souliers à boucles en argent, un foulard et une ceinture rouges en honneur à leur saint patron : Saint-Nicolas. Il est le protecteur des marins et est plus particulièrement invoqué pour les causes désespérées. Le culte de Saint-Nicolas se propage à tous les métiers liés à l'eau (charpentiers de bateaux, marchands, mariniers...). Célébré le 6 décembre, date présumée de sa mort, le Saint Patron des mariniers est fêté à l'occasion d'une cérémonie accompagnée d'un rituel corporatif.

Le déclin de la Marine de Loire correspond à l'arrivée du chemin de fer. Progressivement, les gares de marchandises vont remplacer les ports fluviaux.
Depuis plus de 20 ans, des associations naissent sur le cours de la Loire, telle la Confrérie des Fis d'Galarne à Gien. Des bateaux sont reconstruits et une navigation de plaisance revoit le jour. Des fêtes nautiques et de grandes manifestations culturelles sont organisées, unissant le fleuve et ses hommes.

Coordonnées : Confrérie des Fis d'Galarne 
                        La descente des Mariniers 
                        34, Quai de Châtillon 
                        45500 GIEN 
                        Site de la confrérie

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